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COMMUNIQUE
FINAL ASO
Mission
accomplie pour Despres, « Peter » confirme, Kabirov
prend le relais
La 27ème édition du Dakar, endeuillée
par les décès des motards Jose-Manuel Perez
et Fabrizio Meoni, a consacré Cyril Despres pour sa
6ème participation au rallye. En autos, Stéphane
Peterhansel conserve son titre et confirme également
la domination de Mitsubishi sur l'épreuve.
Une
question d'honneur. Au départ de Barcelone, l'équipe
KTM Gauloises s'était promis de faire monter
une « moto bleue » sur le podium à Dakar,
pour la mémoire de Richard Sainct, triple vainqueur
du rallye et disparu sur une piste pendant le rallye des Pharaons.
Sur le Dakar, Cyril Despres et les siens ont à nouveau
été touchés en plein cur, par le
décès de Fabrizio Meoni sur l'étape 11.
Effondré mais pas abattu, le clan y a vu une nouvelle
raison de poursuivre son effort, même dans la douleur,
« parce que c'est ce qu'il aurait voulu ».
En
hommage à Fabrizio et Richard, Despres a donc remporté
son premier Dakar, après être déjà
monté sur les 2ème (2003) et 3ème marche
(2004) du podium. Pour autant, le Français avait déjà
construit son succès avant le drame qui a secoué
le rallye. La veille précisément, lors de la
boucle Atar-Atar, remportée de main de maître
avec plus de dix minutes d'avance sur Meoni, qui terminait
alors sa dernière étape. Auparavant, Despres
avait surtout privilégié la régularité,
se positionnant sagement dans les cinq premiers de chaque
étape avant l'entrée en Mauritanie, son terrain
de jeu privilégié. Mais une fois installé
en tête du général, après le coup
porté à Atar, le favori de l'épreuve
n'a plus eu à forcer la cadence. La seule menace qu'il
a eu à contrôler est apparue la veille de l'étape
menant à Dakar, Marc Coma se rapprochant de lui (3'16)
à la faveur d'une pénalité infligée
à Despres pour excès de vitesse. Le contrevenant
a écarté le danger à la régulière,
en attaquant son rival sur sa route vers la capitale sénégalaise,
signant une deuxième victoire d'étape cette
année.
Cette
27ème édition a également permis de dessiner
à gros traits la physionomie du plateau de motards
qui brilleront dans les prochaines années aux côtés
de Despres. David Frétigné, 5ème au général,
seul à avoir gagné trois étapes et deux
fois 2ème cette année, sera certainement parmi
ceux qui « feront » les prochains Dakar. L'Australien
Andy Caldecott (2 victoires) ainsi que les Espagnols Coma
et Esteve, qui constituent la relève de « Nani
» Roma, seront aussi là pour les joutes à
venir dans le désert. Le classement « première
fois » est également instructif, les deux premières
places étant occupées par les jeunes Américains
de chez KTM Redbull, Chris Blais (9ème au général,
2 fois 3ème) et le vainqueur de l'étape du Lac
Rose Kellon Walch (22ème). David Casteu (13ème
au général) remporte le classement marathon,
tandis que Ludivine Puy (97ème), mieux classée
des deux femmes encore en course au Lac Rose, est surtout
à 21 ans la plus jeune motarde jamais arrivée
à Dakar.
C'est
peut-être en raison d'un sens tactique hérité
de son passé de motard que Stéphane Peterhansel
a adopté une stratégie similaire à celle
de Despres. A la différence près que le tenant
du titre autos a placé son accélération
juste avant l'entrée en Mauritanie, en deux temps :
vainqueur de l'étape Smara-Zouerat, il s'est emparé
de la tête du classement général le lendemain
en remportant la désormais légendaire étape
Zouerat- Tichit. Lors de la suivante, c'est en compagnie de
Luc Alphand que « Peter » a enfoncé le
clou, la première voiture « non-Mitsu »,
celle de Kleinschmidt se trouvant déjà à
plus de 40' avant la journée de repos. La cause était
entendue, ou presque.
Car
si les Mitsubishi avaient déjà fait la différence,
la bagarre interne à la marque aux diamants a continué
jusqu'à la sortie de la Mauritanie, Luc Alphand poussant
Stéphane Peterhansel à garder une cadence soutenue
et se présentant comme un candidat à la victoire
de plus en plus légitime pour les prochaines éditions.
Il n'était toutefois pas question de mettre en péril
le projet de « Mitsu », surtout que les abandons
de Masuoka (moteur cassé) et Mayer (panne électronique)
ont incité à la prudence durant toute la fin
du rallye.
L'Afrique
noire a donc été l'occasion pour les concurrents
de briller comme ils avaient commencé de le faire en
Europe et au Maroc. L'Américain Robby Gordon, pour
sa première participation, et l'Ecossais Colin McRae
s'étaient partagés les victoires d'étape
sur les tracés rapides d'avant-Mauritanie. Le duel
Volkswagen Nissan, qui était resté bloqué
à 2-2, a ensuite tourné à l'avantage
de Nissan avec la montée en puissance de Giniel De
Villiers et le festival de Vatanen sur l'étape Kayes-Tambacounda.
Avec le succès de Kleinschmidt à Kiffa et celui
de Saby sur le Lac Rose, le score final est de 5-4, mais l'Allemande
garde l'essentiel : sa place sur le podium.
Fait
rarissime dans la course T1, qui a vu les abandons prématurés
de la championne du monde de la catégorie Isabelle
Patissier et de Jean-Pierre Strugo, c'est un véhicule
diesel, celui du Japonais Asaga (18ème), qui se classe
devant le premier essence de Pascal Thomasse (39ème).
Le challenge « première fois » est quant
à lui remporté par le Chinois Zhou, 19ème
au général.
Enfin,
la course camions a échappé au quadruple vainqueur
de l'épreuve Vladimir Tchaguine, qui occupait la tête
du classement général avant qu'une panne d'essence
dans l'étape Zouerat Tichit ne le prive, comme
beaucoup d'autres, des plus hautes ambitions. Son rival le
plus attendu, Gerard De Rooy y a subi le même sort mais
a tout de même tenu a donné des gages de compétitivité
pour l'avenir en remportant trois étapes consécutives
en fin de rallye. Le titre n'a donc pas échappé
à Kamaz puisque le coéquipier de Tchaguine,
Firdaus Kabirov, poursuit la série du constructeur
russe et égale le record qui était alors détenu
par la marque Tatra avec six succès.
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